GALERIE TINO ZERVUDACHI

ANTIQUES & WORKS OF ART

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The Secrets of Shadows

India Jane Birley

8th June - 8th July 2006

For India Jane Birley, life without a sense of unease would be unbearable and ‘The Secrets of Shadows’ casts an original new light on the hackneyed topic of motherhood.

 

Her previous show, Little Soul Murders (2003) was about the origins of her sexuality and this show is a natural progression, provoked by her contradictory feelings about unexpectedly becoming a mother at the age of 43.

 

Sexuality has always been integral to India Jane’s work and she is particularly interested in 18th century erotica for its cruel, macabre overtones. The interior of one of the central paintings in this show is located in an architecturally elegant 18th century room painted red to heighten the sense of being stultified and was inspired by a fantastically dirty set of Dutch engravings to illustrate the 1789 Edition of the Marquis de Sade’s Justine. It perfectly encapsulates the idea of an unleashed madness co-existing alongside a more rational precision.

 

In this new show, the madness that India Jane wishes to convey is brought in by these creatures called babies.  New-borns may appear to arrive fresh in the world but in reality our lives are entangled with the entire history of our mother and father:  with the rooms they live in, the furniture they use, the objects they possess. Yet in spite of the constraints they are born into, babies keep coming. They demand to be born and in many ways are ruthlessly independent of us.

 

This sense of disquiet is expressed through India Jane’s arresting use of symbolism. Two white hearts, for instance – hers and her son’s-   become an ambivalent core image. At one moment they look pure, at the next they seem desiccated and louche. Similarly, her use of the colour red is a symbol of both violation and of life and her fascination with ink as a medium is due to its connotations of both creativity and filth. Real artist’s ink has a layer of murky sediment at the bottom. It’s horrible, dirty, chemical stuff yet when ink is at its most defiling, that is to say, its most visible, it is also at its most creative.

 

Born in 1961, India Jane Birley has managed to straddle both the old and new schools of the British art establishment. Little Soul Murders was exhibited in the heartland of East London’s hip, contemporary art scene. And yet India Jane has also been employed as Prince Charles’ official painter during one of his visits to India, her work can be seen at the National Portrait gallery and she has been influenced by the formal discipline of her grandfather, the celebrated portrait painter Sir Oswald Birley.

Née en 1961, India Jane a su se placer à mi-chemin entre les deux écoles, celle moderne et celle classique, de l’art britannique. « Little Soul Murders » a été exposé au cœur de la scène artistique contemporaine londonienne. En parallèle, India Jane a été sollicité pour être le peintre officiel du Prince Charles durant une de ses visites en Inde. Son travail est exposé entre autre à la National Portrait Gallery de Londres.

 

Elle a été influencée de manière formelle par son grand-père, le portraitiste de renom Sir Oswald Birley.

 

Pour India Jane Birley la vie est supportable à condition qu’un sentiment de malaise nous habite. Dans le cadre de l’exposition intitulée « The Secrets of Shadows », qui aura lieu à la galerie Tino Zervudachi du 8 juin au 8 juillet 2006, l’artiste jette un regard original sur un sujet aussi rodé que la maternité.

 

Sa dernière exposition intitulée « Little Soul Murders » traitait en 2003 des origines de sa sexualité. Aujourd’hui India Jane, puisque devenue mère il y a quelques mois à 43 ans, vise à travers cette nouvelle exposition à illustrer ses sentiments contradictoires qui l’habitent depuis ce bouleversement personnel.

 

La sexualité est un sujet récurrent dans l’oeuvre d’India Jane, et plus particulièrement traité sous l’angle de l’érotisme du XVIIIème siècle pour ses aspects cruels et macabres.

 

Une des toiles de cette exposition (image N°1) présente un élégant intérieur emprunt de classicisme architectural lié au Siècle des Lumières, mais qui, par ses tonalités rouges, montre la dichotomie entre la raison et la folie qui se déchaînent. Cette peinture trouve sa source dans une série de gravures hollandaises qui illustrent dans une édition de 1789 l’œuvre « Justine » du Marquis de Sade.

 

India Jane évoque la folie à travers la représentation de créatures appelées Bébés.

 

Ces nouveaux-nés semblent arriver tout fraîchement au monde, et pourtant, leur vie est déjà imprégnée de celle de leur mère et de leur père, de l’environnement où ils vivent et des objets qui les entourent. Malgré ces contraintes, les bébés continuent d’arriver… .Finalement, ils exigent d’être nés en étant férocement indépendants de nous.

 

C’est par le symbolisme qu’India Jane exprime cette instabilité. Deux cœurs blancs (image N°1), le sien et celui de son fils, sont une image centrale et ambivalente; au premier instant, ils semblent purs, et l’instant d’après, ils apparaissent arides, sans vie. Incontournable dans l’œuvre d’India Jane, le rouge est utilisé dans une double symbolique : la vie en opposition au viol; la fascination qu’India Jane a pour l’encre donne à nouveau une double connotation qui oscille entre créativité et saleté : l’encre a toujours une couche boueuse de sédiments au fond, mais c’est de ce fond qu’elle trouve plus de liberté dans la créativité.

 

L’oeuvre d’India Jane Birley est une peinture psychologique pleine de sensibilité où aucune frontière n’existe entre le monde onirique et celui du réel.

 

Telle est l’invitation au cœur d’un monde imaginaire à laquelle vous convie la galerie Tino Zervudachi dans le cadre de cette exposition consacrée aux œuvres récentes de l’artiste londonienne India Jane Birley.