GALERIE TINO ZERVUDACHI

ANTIQUES & WORKS OF ART

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Flux

Manuela Zervudachi

20th November 2008 - 10th January 2009

Tino Zervudachi has chosen once again to present an exhibition of his twin sister’s new work from November 20, 2008 to January 10, 2009. One can sense the complicity between the two, as they both question and investigate to the world of art and decoration.

 

After Manuela Zervudachi’s outstanding success at her last exhibition, « The Seed » at the Art Showroom, Chalet Farb in Gstaad, Switzerland, where she sold all her original pieces and whole editions of many of her bronze pieces, her atelier turned into a small factory to satisfy the demand for orders and various commissions for private collectors from Greece to the USA.

 

The seed having germinated and spread across the four corners of the globe, Manuela has put energy into a new audacious body of work

 

In our well-categorized world, art always stands for something and objects are ultra-functional. Manuela proposes a body of work that can be recognised as functional yet with no recognisable use other than the metaphorical one she gives.

 

With Manuela’s sculptures we are side-tracked into a poetic world, parallel to our own, where the pieces are derived into becoming what Manuela calls her “healing tools”: to remind us to deal with our own particular needs.

 

From the seed itself, Manuela draws the next step in the chain of evolution. Having acquired the natural resources from the earth, man plays his own part in transforming them according to his own needs. This very process leads to the theme of “Flux”. Like a river in a river bed, man collaborates with nature to direct these resources into the current of his own life.

 

By turning human organs into receptacles, Manuela allows the underlying flux to find its expression. Like cooking, chemistry, alchemy, and finally the bronze process, where liquid is transformed into solid and solid into liquid, we understand what concerns Manuela in this new body of work: what goes on inside man.

 

How he makes use of the very resources he contains within himself and how he transforms them.

 

“It is always the same concern that nourishes my creativity. The more one explores the nature of the human being, the more there is to discover, as well as the many levels with which one can perceive it. This time it is through the basic understanding of chemistry.”

La dernière exposition consacrée aux œuvres de Manuela Zervudachi, au Art Showroom, chalet Farb à Gstaad en Suisse portait sur le thème de la graine.

Cet évènement a remporté un tel succès que l’artiste, qui a vendu toutes ces œuvres uniques et des éditions entières de certaines de ces sculptures en bronze, a du transformé pour un temps son atelier en une véritable petite usine afin de satisfaire l’ensemble de ses collectionneurs.

 

La graine ayant germé et s’étant dispersée aux quatre coins du globe, Manuela a pu ensuite concentrer son énergie créative sur une nouvelle thématique : le Flux.

 

Tino Zervudachi a choisit une second fois de se lier à l’œuvre de sa sœur jumelle en organisant cette exposition qui aura lieu au sein de sa galerie dans les Jardins du Palais-Royal du 20 Novembre 2008 au 10 Janvier 2009.

 

La complicité est bien présente entre les deux et permet le mélange avec beaucoup de subtilité entre le monde de l’art et la décoration, chacun à leur manière.

 

Dans notre monde où tout est si bien catégorisé, où l’art tient une place à part entière et où l’objet est ultra-fonctionnel, Manuela nous amène à découvrir une sculpture à laquelle nous serions tentés d’attribuer une fonction. Ainsi cette œuvre intitulée « Temenos »  coiffée de ces précieux bouchons pourrait être perçue comme un calice. Cependant cette éventuelle fonction n’est qu’illusion, et le seul rôle qu’on peut lui attribuer est le sens métaphorique que l’artiste lui donne.

 

Nous sommes alors pris sur une tangente, un monde parallèle plein de poésie où, avec dérision, ces sculptures deviennent ce que Manuela appelle ses « outils de guérison » pour nous rappeler que l’essentiel est de s’occuper de nos propres besoins.

 

De la graine, Manuela a continué dans la chaîne de l’évolution. L’homme récupère les ressources naturelles de la terre et joue son rôle en les transformant à sa guise. C’est exactement ce processus qui intéresse Manuela et qui l’amène tout naturellement à faire évoluer son œuvre vers ce thème : « le flux ». Comme le lit de la rivière avec l’eau qui coule, l’homme collabore pour diriger les ressources dans le courant de la vie.

 

C’est avec les réceptacles du corps humain que Manuela laisse ce courant insoupçonné trouver son expression. Comme dans le travail de la chimie, l’alchimie ou le processus même du bronze dans lequel Manuela travaille ; il y a ici passage d’un liquide à un solide et vice versa. Nous comprenons que ce qui concentre l’attention de Manuela c’est ce qui se passe à l’intérieur de l’homme, sa manière de travailler et d’utiliser les parties constituantes de son propre être.

 

« C’est toujours ce même sujet qui alimente ma créativité. Plus on explore la nature de l’être humain, plus on découvre des manières de l’étudier, de le percevoir sous les différentes facettes qui compose son être et qui en font sa complexité. Cette fois-ci, c’est à travers la chimie que l’œuvre prend son sens. »