GALERIE TINO ZERVUDACHI

ANTIQUES & WORKS OF ART

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Seed

Manuela Zervudachi

17th November - 15th January 2005

When Tino Zervudachi, internationally renowned interior designer and decorator, relocated his Parisian offices at the end of 2003, he decided to dedicate his Galerie de Montpensier in the Jardins du Palais Royal to art exhibitions and to selling antique and 20th c. furniture and decorative objects.

 

His first show in the spring of 2004 featured the sculpture of Phillipe Anthonioz. On a more personal note, his second show, scheduled for the 17th of November 2004 to the 15th January 2005, will exhibit the most recent work in sculpture of his twin sister, Manuela Zervudachi.

 

Tino and Manuela were born in London on July 15, 1963, of an Irish mother and a Greek father. Manuela works with her brother on a regular basis. She most recently executed a 2-meter high bronze piece « budding tree » for a contemporary art collector, a series of plaster bas-reliefs of American Indian artefacts for a collector’s hall in Canada, and among many other works, a colourful aerial mobile for a modern villa in Capri.

 

For Tino and Manuela, sculpture and interior architecture are inseparable, as both are dealing in ‘space’. While Tino opted for interior decoration, Manuela devoted herself to sculpture. With her freedom and his vision, the twins complement each other and work on the same wave length.

 

After receiving her first sculpture prize at the age of 12 in London, Manuela specialized in metalwork at the Parsons School of Design. In the artistic whirlwind of New York in the 80’s, she frequented Jean-Michel Basquiat and Keith Haring, among others.

 

She then settled in Pietrasanta, Tuscany to study under her mentor, Fiore de Henriquez, who revealed to her the alchemical processes of the bronze and lost wax techniques. In this small town, a Mecca for sculptors, home of some of the greatest bronze fonderies in the world, Manuela worked in the same workshops as Mitoraj, Botero, Moore, Nogushi, and Jeff Koons toward the end of the 80’s.

 

Since 1991, when Manuela Zervudachi settled with her family in Paris she has exhibited regularly in London and Paris. Her work shows a fascination for man’s state within his environment. She has worked successively on the Tarot and symbolism related to the body and Time. This exhibition offers work over the last 3 years on the theme of the Seed, a reflection on the creative process. A pip becomes a plant, a fœtus a human being, a creative thought a work of art. Her work concerns internal evolution, contradictory impulses which confront each other and yet unite, like the survival instinct and its loss. Gaining or abandoning strength, the traces left, the marks on memory, the growth from childhood to maturity.

 

She likes to quote Ghandi:

 

« When a tree falls, it makes a lot of noise but when a forest grows no one hears it ».

 

« It seems to me that life hangs only by a thread, we are so fragile. Precariousness reigns, but in a tiny pip, a seed, we can find an enormous vital force. In this fragility, there is such potential, an unforeseen strength, (a hidden power). In something that has not come to be, yet contains everything within itself, an invisible force resonates with hope ».

Installé depuis peu dans de nouveaux bureaux, Tino Zervudachi, décorateur et architecte d’intérieur de renommée internationale, consacre désormais sa galerie de Montpensier, dans les jardins du Palais Royal, à une double activité de galerie d’art, de vente d’antiquités et de mobilier. Lors de la première exposition au printemps 2004, Tino Zervudachi avait présenté les sculptures de Philippe Anthonioz. Pour sa deuxième exposition, du 17 novembre 2004 au 15 janvier 2005, Tino nous livre un peu plus de son intimité en invitant sa sœur jumelle, Manuela Zervudachi, sculpteur, à présenter ses toutes dernières œuvres.

 

Tino et Manuela sont nés à Londres le 15 juillet 1963 d’une mère irlandaise et d’un père grec. Manuela travaille régulièrement avec son frère : pour lui, elle a récemment réalisé une pièce en bronze de 2 mètres, « l’arbre qui bourgeonne », pour un collectionneur d’art contemporain, des bas-reliefs en plâtre composés d’objets amérindiens pour une salle de collectionneur au Canada, ou encore un mobile aérien et coloré pour une villa moderne à Capri.

 

Pour tous deux, art et architecture d’intérieur sont inséparables. Alors que Tino choisissait la décoration et l’architecture d’intérieur, Manuela se consacrait à la sculpture. Liberté de l’un et vision de l’autre, les deux jumeaux sont complémentaires et se retrouvent naturellement sur la même « longueur d’ondes ».

 

Après avoir gagné son premier concours de sculpture à l’âge de 12 ans à Londres, Manuela Zervudachi a suivi l’enseignement de la Parsons School of New York dans les années 80 où elle a surtout appris le travail du métal. Dans le tourbillon artistique new yorkais de cette époque, elle a fréquenté entre autres Jean-Michel Basquiat, Keith Harring.

 

Elle s’est ensuite installée en Toscane, à Pietra Santa, pour suivre l’enseignement de son maître, le sculpteur Fiore de Henriquez, qui lui a appris durant trois ans à découvrir la dimension alchimique de la cire perdue et le bronze. Dans cette petite ville, véritable Mecque de la sculpture, où se trouvent une douzaine des meilleures fonderies de bronze du monde, elle a travaillé, à la fin des années 80, dans les mêmes ateliers que des sculpteurs aussi prestigieux que Mitoraj, Botero, Henry Moore, Nogushi ou Jeff Koons.

 

Vivant depuis 1991 avec sa famille à Paris, Manuela Zervudachi expose régulièrement à Londres et à Paris. Son travail dévoile une fascination pour l’état de l’homme dans son environnement. Elle a travaillé successivement autour des thèmes du Tarot, du symbolisme du corps et du temps. Cette fois, elle présente son travail des trois dernières années sur le thème de la ‘graine’. C’est un travail sur le processus créatif : le noyau qui devient une plante, le fœtus un être humain, la pensée créative une œuvre d’art. Un travail sur l’évolution interne, sur les ressources intérieures, opposées et contradictoires, qui se confrontent et pourtant s’unissent : l’instinct de survie et son contraire, l’abandon et le laisser aller, la disparition et la trace qui font référence à la mémoire et l’oubli, à l’enfance et la maturité. Elle aime à citer la phrase de Ghandi :

 

« Quand un arbre tombe, il fait beaucoup de bruit mais quand une forêt pousse, personne ne l’entend ».

 

‘ Il me semble que la vie ne tient qu’à un fil, nous sommes si fragiles et la précarité règne. Mais dans une petite graine, un tout petit germe, il y a une énorme force vitale. Dans cette fragilité, il y a un potentiel, une force insoupçonnée, un pouvoir caché. Dans la chose non encore manifestée, où tout est contenu, il y a une force invisible qui est espérance’.